Des couloirs de vie


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> Créé le 22 mars 2010 | Modifié le 2 décembre 2016
Le Coisetan sur la commune de Pontcharra. Pour contribuer à la biodiversité des territoires, l’AD participe au projet européen de restauration des corridors biologiques en Grésivaudan. Voici deux exemples concrets d’intervention.

Un corridor biologique est un espace permettant à la faune de circuler et à la flore de se disperser librement dans des milieux favorables. L’urbanisation et les infrastructures humaines (voies routières et ferrées) morcelant l’habitat naturel, l’aménagement de couloirs reliant ces espaces de transit est indispensable. Sensibilité environnementale oblige… ils sont même désormais pris en compte dès le démarrage de tout projet d’aménagement. Dans le Grésivaudan, plusieurs points de conflit entre la faune et les infrastructures ont été répertoriés et font l’objet de plans d’actions soumis au pilotage de trois comités territoriaux [1] Ils concernent aussi bien les corridors aquatiques que les corridors terrestres. Transitant d’un massif montagneux à l’autre, la faune rencontre des rivières, mais aussi des digues. C’est pourquoi, en 2010, l’AD intervient en tant que maître d’ouvrage en deux sites distincts pour faciliter son passage, voire son séjour.

De Pontcharra...
Le premier chantier s’est déroulé en mars sur la commune de Pontcharra. Il visait à effectuer un reprofilage de la berge rive droite du Coisetan [2] en vue de le rendre plus attractif pour la faune. En amont du pont des agriculteurs, ce ruisseau possède un tracé rectiligne, avec des écoulements lents et des habitats peu diversifiés. Afin de lui redonner un espace de liberté et de reconstituer un corridor biologique, la berge rive droite a été décaissée sur 5 m de large et 85 m de long, ce qui la rend désormais submersible et propice au développement d’une végétation aquatique. Des plantes hydrophytes et hydrophiles ainsi que des boutures d’arbustes seront prochainement installées. Il a par ailleurs été décidé que - entre la voie SNCF et la limite du département - l’entretien mécanique des berges sera abandonné au profit d’interventions sélectives destinées à favoriser le développement de végétaux adaptés au milieu.

... à Voreppe
Au-delà de la Cluse de Voreppe, c’est à l’occasion des travaux de confortement, qui sont en cours de réalisation depuis l’automne 2011, sur la digue du Replat que l’AD a programmé des aménagements favorisant le déplacement de la grande faune entre les massifs de Chartreuse et du Vercors. Là, les sangliers, cerfs, chevreuils et autres cervidés n’ont pas d’autre choix que de franchir l’autoroute en empruntant la passerelle de Mayoussard, puis de rejoindre la digue en vue de se laisser porter par l’eau jusqu’à l’îlot situé dans le lit de l’Isère, avant de rejoindre la rive gauche. Un vrai parcours du combattant… que l’AD facilitera en aménageant - sur les digues - deux rampes à pente douce et dégagées de toute végétation arbustive ou arborescente.

De l’UE à l’AD…

En 2007, le Département de l’Isère a approuvé la mise en œuvre du projet européen « Couloirs de vie ». Son objectif est de restaurer les corridors biologiques du Grésivaudan sur la période 2008-2014. Les actions planifiées s’appuient pour certaines sur des partenariats stratégiques, techniques et financiers. C’est ainsi que des conventions ont été signées avec Réseau Ferré de France (RFF) et l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse. L’Union Européenne [3], la région Rhône-Alpes, Area et l’AD Isère Drac Romanche sont – à des niveaux différents – les autres partenaires financiers de ce projet. De nombreuses communes et intercommunalités, l’AURG, le monde agricole et diverses associations de protection figurent parmi les partenaires opérationnels.
A noter : en 2008, le département a également approuvé sa participation au projet européen Econnect dont le but est de travailler sur la problématique globale des corridors biologiques à l’échelle de l’arc alpin.

Le Coisetan

Début mars 2010, opération de débroussaillage sur la berge du Coisetan avant les travaux de décaissement prévus fin mars.
- Voir la suite du chantier.

Profil envisagé

Schéma de principe pour l’aménagement réalisé sur le Coisetan en mars 2010.
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Chiffres clés

Pour le chantier du Coisetan et celui de la Cluse de Voreppe, le budget global est de 17 200 €.
La moitié est financée par le FEDER (le Fonds Européen de Développement Régional), 25% par l’Agence de l’eau, 20% par l’AD Isère Drac Romanche et 5 % par le Département.

Passages

Le parcours du combattant de la faune quittant la Chartreuse, franchissant l’Isère et rejoignant le Vercors.
Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

En savoir plus

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[1] Pour en savoir plus sur le projet, rendez-vous sur http://www.corridors-isere.fr.

[2] Affluent du Bréda, le Coisetan est l’émissaire du lac de Sainte-Hélène. Il draine des zones humides qui existaient dans le secteur avant l’aménagement de la Combe de Savoie.

[3] Via le FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) qui prend en charge la moitié des dépenses.

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