Etat de protection et menaces de danger


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> Créé le 21 novembre 2013 | Modifié le 10 juin 2015
Sur l'eau pour réaliser les relevé topographique des plans bathymétriques des courbes de l'Isère.En vue d’établir les revues de sûreté de nos digues de classe A et B, des examens techniques complets ont été réalisés sur les parties d’ouvrages habituellement noyées ou difficilement observables sans moyens spéciaux.

La revue de sûreté est un dossier réglementaire qui permet d’établir le niveau de sûreté d’un ouvrage hydraulique. Réalisée tous les 10 ans, elle intègre l’ensemble des données de surveillance accumulées pendant la vie de l’ouvrage et celles obtenues par l’étude de danger. Doivent également être jointes toutes les données recueillies lors d’un examen technique spécifique et préalable à la revue de sûreté : il consiste à examiner les parties inaccessibles, comme par exemple les pieds de digue submergés et les réseaux enterrés. L’AD dispose de l’agrément nécessaire pour réaliser elle-même ses revues de sûreté. Les modalités techniques des investigations réalisées dans le cadre de ces revues ont été approuvées par l’autorité de contrôle fin 2012.

Les pieds de digue

Le niveau d’eau de la Romanche étant faible, l’inspection des parties noyées des ouvrages a été faite par nos agents à pied et depuis le lit de la rivière. Pour l’Isère, l’AD a demandé au cabinet de géomètres Sintégra de réaliser un relevé topographique de plans bathymétriques dans les courbes de Charlet, de Grangeage et de Gières en amont de Grenoble et des profils en travers sur celle de l’Echaillon en aval. Sur Isère amont, les données recueillies ont déjà été comparées à celles réalisées en 2002 et 2007. Il apparait globalement que le profil des talus sous l’eau est stable et qu’aucun signe de désordre n’apparait dans les perrés là où leur présence est avérée.

Le monde du dessous

Pour les réseaux présents dans le corps de digue, seuls ceux qui sont traversants ont été inspectés, car les réseaux longitudinaux non accessibles sans terrassement constituent un facteur de risque moindre pour l’ouvrage. Tous les propriétaires ont été contactés afin de connaître le fonctionnement de leurs canalisations et s’assurer qu’elles sont toujours en service. Toute conduite non utilisée doit être neutralisée (lire l’encadré ci-dessous).

Même si des informations ont déjà été recueillies lors des visites techniques approfondies, les ouvrages connexes aux digues comme les vannes et les clapets ont également été inspectés. Enfin, l’AD a aussi examiné des caves encastrées dans la digue pour identifier leur mode de fondation ainsi que l’état du bâti.

Une digue au dos du mur

En haut du mur, le soupirail est situé au niveau de la chaussée de la rue du Rochefort.Reconstruite en 1593 au pied du coteau de Champagnier, la digue Marceline est si éloignée du Drac et si intégrée au paysage urbain de Pont-de-Claix que beaucoup ignorent que le rôle de cet ouvrage hydraulique de classe A est d’empêcher tout retour de la rivière vers son chenal historique et le cœur de la plaine grenobloise [1] . Au niveau de la rue du Rochefort, cette digue est bordée en rive gauche par le canal de la Romanche et en rive droite par les bâtiments des anciennes papeteries. Sur cette friche de 14 hectares, la ville de Pont-de-Claix veut réaliser (en association avec la Métro) une zone d’intérêt communautaire mixte comprenant du logement et de l’activité économique.

Certains bâtiments étant implantés contre la digue, l’AD a pris contact avec l’établissement public foncier local du Dauphiné. La visite d’inspection organisée au printemps a permis de vérifier que les murs édifiés contre le talus de la digue sont étanches. Par contre, un réseau souterrain de vannages a été repéré, ainsi que d’anciennes conduites qui devaient jadis alimenter le site en eau depuis le canal situé de l’autre côté de la digue. Ces informations ont été transmises aux services de contrôle. Dans le cadre de la requalification du site industriel, l’établissement foncier sera probablement amené à condamner ces canalisations traversant la digue.

Courbes de l’Isère

Les relevés bathymétriques de l’Isère ont été établis par Sintégra.

Romanche

Inspection des parties noyées d’une digue.

Au pied des berges du Drac

L’étude de danger ayant souligné une incertitude quant à l’existence de protections en pied de digue entre la passerelle cycliste du Rondeau et le pont du Vercors, des sondages avaient été programmés au printemps 2013. Pour travailler à sec et dans de bonnes conditions, l’opération a finalement été exécutée entre le 14 et le 16 octobre, en présence du conducteur des travaux de l’AD.

Une pelle araignée pour sonder les pieds de digue immergés.En 15 lieux séparés de 200 m et sur un linéaire de 3 km, la pelle araignée dépêchée sur place par l’entreprise Brosseau a dû descendre le talus, terrasser le pied de la digue, retirer les matériaux en place et vérifier jusqu’où la présence de blocs était avérée. Une partie du travail s’est déroulée à sec sur le franc-bord existant mais certains sondages ont dû être exécutés dans l’eau du Drac.

En chaque point, des levés altimétriques ont été effectués au pied du parement : ils permettront d’obtenir un profil en long qui sera utile quand il s’agira de revenir pour constituer le sabot en enrochements. Les sondages l’ont confirmé : le sabot est ici absent alors que sa présence est effective en aval du pont du Vercors.

Les principaux enseignements à retenir sur cette partie du Drac sont qu’il n’y a pas de réserve de blocs en pied de berge et que, à flanc de talus, l’enrochement disparate a sans doute été réalisé avec des blocs déversés et donc non appareillés.

[1] Lire « Le roman du Drac »

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