Jeux d’ouvrages entre La Buissière et le Cheylas


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> Créé le 27 juin 2013 | Modifié le 10 juin 2015
L'affaissement du pont de la Buissière est probablement dû à la détérioration de la fondation d'une de ses piles. Une partie du pont de la Buissière étant affaissée, l’AD Isère Drac Romanche est intervenue début mai 2013, en rive gauche et en amont du pont, afin d’éviter toute rupture de la digue par surverse en cas de chute de l’ensemble de l’ouvrage routier dans le lit mineur de l’Isère.

Dans la nuit du 1er mai 2013, suite à l’affaissement d’une partie du pont franchissant l’Isère, la RD166 reliant les communes de La Buissière et du Cheylas est coupée à toute circulation pour une durée indéterminée. A l’initiative du Département, gestionnaire de cet ouvrage, des experts sont mobilisés pour analyser le phénomène et définir les suites techniques à donner à ce sinistre (Lire plus bas).

Scénario catastrophe et mesures d’urgence

Cet affaissement est probablement dû à la détérioration de la fondation d’une pile du pont en rive droite de l’Isère. D’un point de vue structurel, l’effondrement de la partie affaissée conduirait l’ensemble de l’ouvrage à s’écrouler dans le lit de l’Isère, formant ainsi un obstacle dont la conséquence immédiate serait le relèvement de la ligne d’eau sur les endiguements situés en amont.

Compte tenu des débits élevés de l’Isère et face aux incertitudes en matière de nivologie et de pluviométrie en ce début mai, ce scénario était envisageable à très court terme. Cette situation a donc conduit l’AD Isère Drac Romanche à mettre en œuvre des mesures d’urgence et, en particulier, à solliciter le bureau d’études Artelia Eau & Environnement afin d’évaluer les conséquences de l’effondrement total du pont sur les lignes d’eau. Les différentes simulations hydrauliques ont ainsi révélé un risque de surverse sur les digues au-delà de 1 100 mm3/s (NB : la crue décennale est de 830 mm3/s !).

Compte tenu de la présence de nombreuses parcelles agricoles, du remblai de l’A41 et d’une topographie plutôt favorable aux abords de la digue, les risques et les enjeux étaient plus faibles en rive droite. Par contre, du fait de la présence de la zone d’activité de la Rolande à proximité de la digue juste en amont du pont, les dommages potentiels étaient plus importants en rive gauche. De plus, en cas de surverse, le risque de rupture était élevé du fait de la hauteur de la digue et d’un talus plutôt raide et constitué en matériau tout-venant.

Les travaux d’urgence conduits par l’AD

Sans attendre les résultats définitifs du bureau d’études, l’AD a sollicité le groupement d’entreprises Girard-Rivoire/Grésivaudan-Nature afin d’effectuer des travaux d’urgence dans le cadre du dispositif alerte-crue. Les travaux forestiers destinés à dégager le talus ont été effectués le lundi 6 mai et, dès le lendemain, les entreprises étaient sur place pour mettre en œuvre la solution retenue : renforcer la digue pour que, en cas de surverse, l’intégrité de l’ouvrage soit préservée et les conséquences de l’inondation limitées.

Après la réalisation d’une rampe d’accès provisoire, le talus côté terre a été décapé et 1000 mm2 de géotextile y ont été posés pour empêcher la circulation transverse de fines dans le corps de digue. Le talus a ensuite été renforcé par un parement en petits blocs (matériau 200/400 mm) sur une longueur de 200 m et une épaisseur de 50 à 60 cm. Le talus ainsi protégé pourra résister à une surverse de l’Isère lors d’une crue et éviter une inondation importante par rupture de la digue.

- Réalisé durant la première quinzaine de mai 2013, cette intervention d’urgence a coûté 3 000 € TTC pour les travaux forestiers et 26 000 € TTC pour les travaux de terrassement.

Travaux de sécurisation du pont

Avant d’envisager les solutions techniques qui permettront de rétablir le franchissement de l’Isère, le Département s’attèle à préserver la partie du pont non affaissée. Les 3 voûtes situées en rive gauche (75 m environ) sont dans un état suffisamment satisfaisant pour permettre leur renforcement en vue d’assurer leur stabilité en cas d’effondrement de la travée rive droite fortement dégradée (45 m environ). Les travaux ont débuté le 27 mai 2013 pour une durée prévisionnelle d’un mois. A l’issue de ces premiers travaux, le pont demeurera fermé à la circulation. L’ouvrage ainsi sécurisé permettra de lancer une deuxième phase d’inspections et d’études pour envisager son avenir. La circulation est déviée par les RD 1090, 523A, 523B et 523 via Pontcharra au nord et les RD 1090, 29 et 523 via Goncelin au sud.

6 mai 2013

Abattage des arbres.

7 mai 2013

Aménagement de la rampe d’accès.

Schéma coupe type

7 mai 2013

Pose du géotextile et du remblai sur le talus décapé.

14 mai 2013

Le talus renforcé et prêt à résister à une éventuelle surverse.

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