L’exemple des digues de l’Agly maritime


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> Créé le 3 avril 2014 | Modifié le 2 décembre 2016
Pyrénées orientales. Ouverture de digue sur l'Agly maritime le 6 mars 2013. © ExametricsEntretien avec Magali Rougé - chef du pôle barrages / hydraulique au Département des Pyrénées Orientales - sur le rôle des agents communaux en situation de crue.

Quels acteurs sont mobilisés en période de crue dans votre département ?

Le Département a mis en place une Cellule de Veille Digues. La CVD est installée dans les mêmes locaux que CVOCER [1] avec laquelle elle échange des informations en direct. Elle a pour mission d’appliquer les consignes en situation de crue : c’est elle qui déclenche les alertes et organise la gestion de crise. Si nécessaire, elle transmet ses informations au Préfet.

Comment sont nées les consignes de gestion en période de crue appliquées par les communes riveraines de l’Agly ?

En 2010, nous avons mis en place un premier plan de vigilance avec 7 communes du bassin de l’Agly [2] dont la caractéristique est d’être, entre septembre et mars, très impactée par des phénomènes orageux dus aux remontées d’air chaud et chargé d’humidité depuis la Méditerranée. Depuis, ce plan de vigilance a été testé à 5 ou 6 reprises, notamment lors de la crue débordante du 6 mars 2013 qui a occasionné une brèche longue de 100 m et des travaux de réparation d’un montant de 5 M€ TTC. La transmission des informations entre les communes et la CVD est bien assurée aujourd’hui.

Quel est le rôle exact des communes ?

Les consignes rappellent le rôle de chacun et, en premier lieu, celui de la CVD composée d’un cadre et d’un agent technique. Il précise aussi que l’équipe d’astreinte du département doit prévenir les communes et organiser la surveillance de la montée des eaux. Elle peut être très rapide : de 3 à 4 heures. Dès l’alerte de niveau 2 déclenchée par la CVD selon le niveau d’eau dans le couloir endigué [3] , la ligne d’eau est surveillée au niveau de 4 ponts par des agents communaux placés sous la responsabilité des maires.

Comment les informations recueillies sont-elles transmises ?

Le représentant communal signale oralement à la CVD toute hauteur d’eau relevée ainsi que tout désordre ou observation qu’il juge utile. Il le fait par simple appel téléphonique, depuis un portable ou une ligne fixe. Les autres moyens de communication (télécopie, mail) ne sont utilisés qu’en cas de défaillance des réseaux. En parallèle, le représentant communal tient à jour une main courante mentionnant les événements survenus, les observations ou les échanges avec la CVD. Passée une période de calage, l’information circule très bien aujourd’hui.

Ce dispositif fait-il l’objet d’une convention aves les communes ?

Non, pas à ce jour. Les communes ont simplement signifié leur accord par courrier reconnaissant la prise en charge de la surveillance des niveaux d’eau tel que c’est précisé dans les consignes écrites. Ces consignes seront bientôt intégrées aux Plans Communaux de Sauvegarde.


Magali Rougé

Magali RougéMagali Rougé, chef du pôle barrages-hydraulique au Département des Pyrénées Orientales.

Crue du 6 mars 2013

demi heure avant pointe crue D084.10L’Agly au niveau de la D084, une demi heure avant la pointe de crue.

Rivesaltes

Crue du 6 mars 2013 au niveau du pont de la D900 (Rivesaltes)Crue du 6 mars 2013 au niveau du pont de la D900.

Travaux

Constitution du merlon et pompage de la fosse créée par la brèche du 6 mars 2013Constitution du merlon et pompage de la fosse créée par la brèche du 6 mars 2013.

[1] CVOCER : Cellule de Veille Opérationnelle et de Coordination des Exploitants Routiers. Elle regroupe des agents de l’Etat et du Département.

[2] Rivesaltes, Claira, Saint-Hippolyte, Saint-Laurent-de-la-Salanque et Le Barcarès en rive gauche ; Pia et Torreilles en rive droite.

[3] Soit dès la mise en eau du pied des 2 digues longues de 13 km chacune.

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