La surveillance : une mission renouvelée


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> Créé le 26 avril 2016 | Modifié le 22 avril 2016
L’évolution de la règlementation et les nouveaux systèmes de protection aménagés par le Symbhi ont profondément modifié notre organisation en matière de surveillance des ouvrages hydrauliques.

La mission de surveillance exercée par l’AD s’effectue en application de la réglementation sur les digues datant de 2007. Elle impose notamment d’établir des consignes de surveillance des ouvrages en crue et hors crue. Ces consignes qui peuvent varier d’une rivière à l’autre établissent des instructions qu’il est impératif de respecter en toute circonstance. Elles recensent aussi l’ensemble des ouvrages hydrauliques devant être vérifiés de façon périodique en situation normale (hors crue) et de façon systématique après chaque crue.

Les nouveaux ouvrages remis en gestion par le Symbhi modifiant le fonctionnement en crue du système d’endiguement de l’Isère et de la Romanche aval, les consignes envoyées à la DREAL [1] en 2012 et 2013 devront être mises à jour. Il s’agira d’intégrer les nouveaux secteurs à surveiller (à Meylan par exemple), d’ajouter de nouvelles consignes pour les ouvrages spécifiques comme la station de pompage de Cheminade ou les ouvrages d’alimentation mobiles, de modifier l’accès aux digues du fait des CIC nouvellement créés, de revoir des restrictions de surveillance qui n’ont plus lieu d’être, etc.

Des visites programmées

Sur les 221 km d’endiguements et en période normale, les visites de surveillance programmées (VSP) sont effectuées deux fois par mois par le garde-digue que l’AD a recruté en 2014. Pour pouvoir vérifier la fonctionnalité de certains ouvrages, il est accompagné par un autre agent de l’AD. L’ensemble des observations recueillies lors des visites de terrain fait l’objet d’un rapport annuel pour les digues de classe A et quinquennal pour les digues de classe B à C.

L’inspection des nouveaux merlons de cantonnement des CIC se fera selon une périodicité différente (sans doute trimestrielle) car ils ne sont pas sollicités en période normale. C’est également à cette fréquence que des visites sont programmées là où des désordres ont été repérés. Dans nos consignes sont aussi prévues des tournées annuelles pour surveiller le bon état de fonctionnement des vannes, capteurs et déversoirs. Quelle que soit leur fréquence, toutes ces visites ont un seul et même objectif : garantir que tous les ouvrages - et donc le système de protection - fonctionnent. Si besoin, des interventions sont faites pour résoudre les problèmes rencontrés.

Enfin, d’autres visites sont effectuées par un bureau d’études mandaté par l’AD et qualifié en hydraulique, géotechnique et génie civil. Il s’agit des visites techniques approfondies (VTA) réalisées par le groupement Artelia/EGIS. Leur périodicité varie selon les classes de digues : chaque année pour les digues de classe A et B, tous les 2 ans pour celles de classe C, tous les 5 ans pour celles de classe D. Après saisie des données dans Sirs, les VTA font l’objet de rapports cartographiés transmis à la Dreal : ils mentionnant les désordres observés, leurs origines possibles et les suites à donner en matière de surveillance, d’exploitation, d’entretien, d’auscultation ou de travaux.


Lire les autres pages du dossier complet paru dans l’écho des digues N°23 :
- De nouveaux ouvrages hydrauliques en gestion
- En direct des ouvrages hydrauliques
- Un périmètre libéré autour des ouvrages
- Nos missions d’entretien au jour le jour


Tournée

Inspection du merlon de cantonnement aménagé le long de la RD11m à Domène.

Le garde-digue trottine…

Tournée en trottinette sur Romanche aval.
Suite aux améliorations réalisées sur le prototype testé en 2014, l’AD a fait le choix d’acquérir deux trottinettes électriques pour réaliser une partie des tournées de surveillance. Nicolas Delhon - le garde-digue de l’AD - reconnait leur côté pratique : « De part la position assez proche de celle du piéton, la visibilité est bien meilleure qu’en voiture. Observer les talus devient plus facile. On peut se lever, quitter la digue et cheminer sur un atterrissement situé en pied d’ouvrage » explique-t-il. La trottinette est-elle devenu un outil privilégié ? « Sur les digues lointaines où le chemin de digue est en tout-venant, la voiture garde ses atouts » reconnait-il. « Mais, sur les voies vertes très fréquentées, comme le long du Drac ou du Campus, circuler en trottinette est avantageux. Moins soucieux de la sécurité des usagers, nous sommes plus efficaces dans notre mission de surveillance des ouvrages ».

[1] L’autorité administrative compétente : Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.

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