Travaux sur la digue de Noyarey


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> Créé le 29 mars 2013 | Modifié le 10 juin 2015
La digue de Noyarey après les travaux exécutés en mai 2013.Deux ans après une première intervention, les blaireaux étaient toujours actifs sur la digue de Noyarey. Des travaux plus importants effectués en mai 2013 ont permis d’évaluer la dimension des terriers et de reprofiler le talus endommagé.

Mise en œuvre durant l’hiver 2010 sur la digue de Noyarey, la technique d’injection d’un coulis de ciment-bentonite pour colmater des galeries de blaireaux a montré ses limites. Les inspections menées en 2012 ont révélé 10 orifices dans le talus côté rivière (sur près de 2 km, en aval de la zone traitée en 2010) et 3 orifices côté plaine (en aval immédiat de cette même zone). Dans le talus situé côté rivière, les sondages réalisés fin janvier 2013 ont permis de vérifier la présence d’un perré prolongé par un massif d’enrochements et de s’assurer que ces ouvrages empêchaient le creusement des galeries à travers le corps de digue. Côté rivière, l’AD a donc décidé qu’aucune autre intervention n’était nécessaire sur les orifices repérés.

Terrassements côté plaine

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Galerie creusée par des blaireaux.

En l’absence de protection de type perré, la situation était différente côté plaine, d’autant que la longueur et la profondeur des galeries creusées était inconnue. Une des difficultés de ce chantier résidait dans la présence de réseaux dans le corps de digue : une conduite Saumoduc sous la crête de digue et une conduite du SIERG en pied d’ouvrage côté terre. Deux visites techniques préalables ont donc été organisées en présence des gestionnaires de ces réseaux afin de marquer précisément leur emplacement sur le terrain.

Au final, l’ensemble des interventions a été exécuté depuis le chemin existant en pied de digue. Le 16 mai 2013, après l’abattage de quelques arbres par l’entreprise Rival Environnement, le terrassement du talus a débuté sur un linéaire de 30 m et une profondeur limitée à 4 m du fait de la présence du Saumoduc au dessus. Environ 360 m3 de matériaux ont été prélevés puis évacués par l’entreprise Carron.

Les blaireaux n’aiment pas les graves…

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Au fond de la galerie, les graves délaissées. Le blaireau creuse des matériaux limoneux.

Lors des opérations de terrassement, le dégagement des terriers a révélé des galeries peu profondes. Ne pénétrant pas dans les graves sableuses du corps de digue, elles se développaient exclusivement dans les matériaux limoneux du talus. Une bonne nouvelle car le recours à l’injection d’un coulis de ciment-bentonite, un temps envisagé pour colmater les parties profondes, n’était plus nécessaire.

Il est même apparu que les 3 orifices repérés dépendaient du même terrier longeant la digue sur une quinzaine de mètres, à une profondeur d’un mètre maximum.

A partir du 21 mai, le chantier de terrassement s’est poursuivi selon les modalités prédéfinies. Le front du talus terrassé a été recouvert d’une nappe de grillage métallique d’une surface de 240 m2 puis d’un géotextile filtrant. Enfin, le talus a été reconstitué en remblai 0/400 mm avant d’être couvert de matériau terreux. Il sera prochainement ensemencé pour recouvrir un aspect végétalisé dès l’automne prochain.

- Coût total des travaux effectués entre le 16 et le 27 mai 2013 : 17 300 € TTC.


Lire notre article générique : Le tracas des animaux fouisseurs
Lire aussi : Digues et réseaux font-ils bon ménage ?


17 mai 2013

Premiers terrassements après l’abattage des arbres et le décapage du talus.

22 mai 2013

Pose du grillage métallique.

22 mai 2013

Reconstitution du remblai sur le géotextile.

24 mai 2013

Le talus entièrement reprofilé.

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