Le projet Isère amont : un plan anti-inondation


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> Créé le 12 juin 2008 | Modifié le 27 avril 2016
Porté par le Symbhi, le projet d’aménagement de l’Isère entre Pontcharra et Grenoble vise à protéger le territoire de 29 communes contre une crue bicentennale. Les chantiers réalisés jusqu’en 2021 permettront de maîtriser le risque inondation de toutes les zones urbaines du Grésivaudan.

Le risque d’inondation de la plaine de l’Isère en amont et en aval de Grenoble reste encore bien réel du fait de la persistance de crues importantes et de risques liés aux ruptures de digues. Une crue bicentennale inonderait de façon brutale la majorité des zones agricoles et des espaces naturels, et une partie des zones urbanisées situées entre Pontcharra et Grenoble.

Face à ce risque, le Symbhi [1] a initié un projet d’aménagement. Il repose sur une approche moderne de la gestion des crues conciliant la protection des terres agricoles pour une crue trentennale, la protection des zones habitées et des zones économiques pour une crue bicentennale, la mise en valeur des milieux naturels et des paysages, et la prise en compte des loisirs et usages liés à la rivière.

Objectifs

Le scénario d’aménagement retenu est le résultat d’une longue concertation qui s’est déroulée entre 2005 et 2007. Le projet, d’un coût global de 135 millions d’euros, protégera les 300 000 habitants du Grésivaudan et de l’agglomération grenobloise. La première tranche de travaux de 52 millions d’euros qui a débuté en 2012 s’achève en 2016. Elle concerne le secteur allant de Grenoble à Saint-Ismier. Deux autres tranches sont prévues entre 2016 et 2021.

Le projet Isère amont repose essentiellement sur la mise en place de 16 champs d’inondation contrôlée (étalement de la crue dans 3 400 ha de zones agricoles et naturelles). Ils permettront de contrôler et de réduire le débit de la crue bicentennale et ainsi d’éviter les ruptures de digues. L’ensemble des aménagements permettra de réguler le débit de crue (1 900 m3/s à Pontcharra, 1 200 m3/s à Grenoble).

Le projet prévoit également une restauration environnementale de la rivière, notamment en la reliant aux milieux naturels (300 ha de forêt alluviale), en redynamisant des espaces naturels (restauration de sept anciennes gravières, de trois bras morts), et en optimisant le corridor biologique de la vallée ( [2]). Via l’aménagement d’itinéraires aménagés, de parkings, de haltes vertes et de rampes d’accès, les habitants bénéficieront d’un meilleur accès aux berges de l’Isère.

- Téléchargez le document synthétique du Symbhi sur les objectifs du projet Isère amont.

Budget et planification

Budget global du projet : 135 millions d’euros.
Rappel : si la crue de 1859 se reproduisait, le montant des dommages atteindrait aujourd’hui 1 milliard d’euros.

Tranche 1 : 52 millions d’euros. 10 communes concernées entre Grenoble et la limite communale de Saint-Ismier en rive droite et Le Versoud en rive gauche. Cette première tranche des travaux qui a débuté en février 2012 sera achevée avant fin 2016.
Financement de la première tranche de travaux : 31,1 % par le Département de l’Isère, 43,1 % par l’Etat, 20 % par les intercommunalités (Métro et Communauté de communes du Grésivaudan) et 5,8 % par l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.

Tranches 2 et 3 : le coût total est évalué à 83,3 € millions d’euros HT (hors acquisitions foncières). 11 communes sont concernées en rive droite (de Chapareillan à Saint-Nazaire-Les-Eymes) et 8 en rive gauche (de Pontcharra à Villard-Bonnot). Ces 2 tranches de travaux sont regroupées et programmées pour être exécutées entre novembre 2015 et 2021.
Le financement des tranches 2 et 3 se répartit comme suit :
- Symbhi : 51,6 % dont 31,6 % pour le Département, 17,4 % pour Grenoble Alpes Métropole et 2,6 % pour le Grésivaudan
- Etat : 39,4 %
- Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse : 9 %


Restaurer les zones d’expansion des crues

Entretien avec Michel Pinhas, Directeur de l’AD Isère Drac Romanche. © Institut des Risques Majeurs. 2009.

Bois Français (Saint-Ismier)

Champ d’inondation contrôlée

Cliquez sur l’image pour visualiser de façon détaillée le principe de fonctionnement d’un Champ d’inondation contrôlée.

Plaine de Gières-Murianette

[1] Syndicat Mixte des Bassins Hydrauliques de l’Isère

[2] 20 hectares de plantations, 35 km de haies, 7 ouvrages de franchissement pour les poissons

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