Les désordres consécutifs à la crue de mai 2010


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> Créé le 11 juin 2010 | Modifié le 1er décembre 2016
Crue 31-05-2010 - Digue de GièresD’un point de vue général, cette crue a laissé peu de désordres apparents sur les ouvrages hydrauliques remis en gestion à l’AD. Mais elle est venue confirmer la sensibilité de certains secteurs que nous surveillons tout particulièrement.

Lors de la crue du 31 mai 2010, nos agents ont constaté la bonne tenue des aménagements effectués par l’AD (banquettes de confortement, protections des berges, talus reprofilés…) et des zones ayant bénéficié de mesures de revégétalisation comme la courbe de Grangeage et celle de Gières. Néanmoins, quelques désordres ont été constatés ici ou là, principalement entre Domène et Grenoble où l’écart entre le niveau de l’eau et la crête de digue est plus faible qu’en amont.

Isère amont, rive droite
- A Lumbin où des travaux ont été réalisés en avril 2010, un glissement du talus a été constaté à l’aval du secteur déjà conforté, sur une longueur de 10 m, Cette partie de la digue fera prochainement l’objet de travaux similaires à ceux engagés sur la partie amont.
- Lors de cette crue, le cheminement routier-cyclable situé sous le pont de Domène et conduisant à Bois Français a été inondé et fermé à toute circulation. Située au droit du circuit de modèles réduits, la berge confortée en mars 2009 par des panneaux métalliques a montré une bonne tenue devant la montée des eaux de l’Isère. Le limon qui s’est déposé à cette occasion devrait stimuler la reprise de la végétation.
- A Montbonnot, entre le Pont de Domène et la courbe de Grangeage, des infiltrations d’eau ont été observées sous la digue, provoquant l’apparition en surface de deux fontis (lire ci-contre) et l’intervention des services techniques du Département chargés d’assurer l’entretien de la chaussée de la voie verte cyclable.
- A l’Ile d’Amour, entre le rejet de la Chantourne de Meylan et le pont cyclable menant vers le campus, le terrain a été inondé et la route fermée à la circulation. Là aussi, des infiltrations d’eau ont été observées sous la digue (voir vidéo ci-contre). Par mesure de sécurité, les gens du voyage stationnés sur l’aire dédiée ont été temporairement évacués dans la journée du lundi 31 mai.

Isère amont, rive gauche
- Dans la plaine des Voûtes (Murianette-Gières), des problèmes d’étanchéité ont été constaté sur les vannes des fossés de drainage de la plaine agricole. L’eau de l’Isère refoulant dans le canal de Cheminade, les « vannes-guillotine » situées au débouché de ces fossés dans le canal avaient préalablement été fermées par l’AD pour éviter tout refoulement dans la plaine. Compte tenu de leur vétusté, certaines ont montré des dysfonctionnements, libérant suffisamment d’eau pour inonder partiellement quelques parcelles agricoles.
- Au niveau du dépôt tram de Gières, un fontis a été localisé en amont de la station de pompage. A Saint-Martin-d’Hères, au droit des terrains de sports du Campus, aucune fuite n’a été constatée sur le secteur où des terriers de blaireaux ont été localisés il y a quelques semaines. Un peu plus en aval, au niveau de la piscine universitaire, la hausse de la nappe phréatique et des phénomènes de refoulement d’eaux pluviales dans le réseau d’assainissement ont provoqué l’inondation d’une partie des terrains et des caves de plusieurs bâtiments.

Isère aval
- A Poliénas, des débordements de l’Isère ont été constatés sur la piste cyclable située en rive droite, entre l’autoroute et le canal de Fure-Morge. Le même phénomène s’était déroulé en 2008. Il est le fait d’un niveau anormalement bas de la digue à cet endroit.
- Pas d’autre désordre notoire à constater sur Isère aval. A noter ici aussi : la bonne tenue du confortement réalisé en janvier 2010 au Ravoux (commune de La Rivière).

Non, l’Isère n’a pas inondé le Campus…

Les problèmes de remontées de nappe et d’étanchéité des ouvrages d’assainissement sur le Campus universitaire ne sont pas nouveaux. Quand le niveau de l’Isère monte, celui de la nappe phréatique du terrain situé derrière la digue en fait autant, ce qui pose des problèmes à quelques bâtiments dont l’altimétrie du terrain d’assise est particulièrement basse. Pour parer à cet écueil, un système d’assainissement spécifique a été mis en place. Il est constitué d’un ensemble de stations de pompages, de tuyaux et de clapets dont le fonctionnement est parfois laborieux, du fait de problèmes d’étanchéité et d’une hauteur d’endiguement dissuasive quand l’Isère est haute…
Non, l’Isère n’a pas inondé le Campus. C’est la quantité d’eaux pluviales constituée trop rapidement sur le Campus qui a eu du mal à être évacuée dans l’Isère.
- Voir des images du campus inondé sur le site de Novopress Lyon, 1er juin : L’Isère en crue cause quelques inondations à Grenoble.

Plaine des Voûtes (Gières)

Parcelles agricoles inondées suite à des fuites constatées sur les vannes.

Infiltration d’eau sous la digue à l’Ile d’Amour

Crue31052010IledAmour004 IMG/flv/Crue31052010IledAmour004-2.flv

Ile de la vache (Lumbin)

Inspection de la digue récemment confortée.

Toujours Lumbin...

Glissement du talus en aval du secteur conforté.

Fontis

On nomme fontis tout effondrement qui apparait en surface, traduisant une aspiration des matériaux dans le corps de digue et donc un défaut dans sa structure... La plupart du temps, ils sont dus à des micro-cavernes qui naissent dans le corps de digue par suite de la dégradation d’une ancienne souche d’arbre ou de ses racines. Lors de la mise en charge de la digue (montée du niveau d’eau de la rivière), ces poches se remplissent d’eau, provoquant un affaissement des matériaux constitutifs de la digue, puis un effondrement en surface.

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