Les jardiniers de la digue


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> Créé le 19 mars 2010 | Modifié le 3 décembre 2013
IMG_1656 Durant l’année 2009, 150 hectares de talus de digue ont été fauchés deux fois de façon raisonnée. Pour favoriser certaines espèces, une partie du fauchage est réalisée manuellement.

Après les gros travaux forestiers réalisés dans la cadre du plan de gestion décennal - principalement le débroussaillage, l’élagage et l’abattage des arbres de plus de 15 cm de diamètre - il ne faut pas baisser la garde : la végétation a vite fait de reprendre ses droits ! Des travaux d’entretien mécanique et manuel de la végétation sont donc programmés afin que les peuplements rajeunis et éclaircis restent stables. Une partie du fauchage régulier nécessitant des moyens mécaniques importants, elle est sous-traitée à trois entreprises privées [1]. L’autre est directement prise en charge par les agents de l’AD dans le cadre de leurs missions courantes.

Pour les travaux d’entretien mécanique en période estivale [2], les entreprises disposent de tracteurs munis d’épareuses. Leur mission consiste à broyer, à 5 cm de hauteur maximum, tout type de végétation herbacée et les rejets ligneux de l’année rencontrés sur les berges et les talus de digue. Lors de la campagne d’hiver (à partir d’octobre), en plus de cette opération de fauche, elles interviennent également avec des tracteurs équipés de lamiers, en vue d’ébrancher les arbres bordant le chemin de crête. La permanence de la circulation est ainsi assurée, aussi bien pour les cyclistes que pour les tracteurs agricoles ou nos propres véhicules d’intervention.

Une structure étagée
La fauche pratiquée par nos propres agents est elle plus sélective car elle s’effectue à l’aide d’équipements légers, principalement des tronçonneuses et des débroussailleuses à dos. Leur action s’exerce surtout dans les secteurs ou les épareuses ne peuvent intervenir. Leur mission est donc davantage de type jardinatoire. Dans les milieux humides, il s’agit de favoriser la repousse de certaines espèces, ici d’éliminer les repousses d’acacia et les ronciers qui n’ont pas leur place en bord de rivière, ou là de prendre en compte le besoin de conservation d’un ombrage important pour éviter l’expansion d’espèces invasives. C’est de gestion raisonnée et adaptée à chaque secteur dont il est question. Mais ni coupe à blanc, ni espace sauvage… Ce qui importe, c’est qu’aucune plante ne nuise à la qualité d’inspection du corps de digue et à sa pérennité

« Toutes nos interventions se font avec des précautions destinées à juguler tout nouveau risque mais aussi d’éviter de dégrader l’environnement » explique Jean-François Gomes, responsable du plan de gestion de la végétation à l’AD. Ainsi, les branches cassées des arbres laissés en place sont élaguées, les rejets en rivière formellement interdits et, lors du broyage des rémanents [3], les copeaux seront rejetés côté terre. Si la végétation des berges joue un rôle primordial dans l’écologie du milieu aquatique, il n’en reste pas moins que seule une structure étagée de la végétation permet de créer des habitats diversifiés et une bonne protection des berges.

Chantiers verts

Débroussaillage. Coupe des ronces, lianes, arbustes et arbrisseaux et des arbres de diamètre inférieur à 15 cm. Peut être sélectif, systématique ou mécanique. Réalisé à plat (risberme, franc bord, crête de digue), sur talus ou sur berge.
Fauchage. Coupe sélective des herbacées, ronces, lianes, arbustes, arbrisseaux à l’aide d’une débroussailleuse à dos.
Elagage. Coupe sélective des branches basses ou suppression d’une partie du houppier afin de limiter le volume ou refaçonner certains sujets.
Abattage. Coupe de ligneux de diamètre supérieur à 15 cm. Peut être réalisé sur un sujet isolé, sélectivement ou à blanc. Intervention d’urgence. Elimination d’arbres basculés dans l’eau, dégagement des arbres renversés sur le chemin de digue, après une crue ou un fort coup de vent, ceci pour assurer une circulation permanente.

Jardin sur Isère

DSCN0003En direction du campus de Saint-Martin-d’Hères, le talus de la digue dégagée après une coupe sélective de la végétation.

Equipiers

IMG_0324Au fil des années, l’abattage des gros arbres diminue. Reste alors la fauche sélective pratiquée régulièrement par nos agents.

En savoir plus

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Avant la fauche...

DSCN4112La digue de l’Isère, côté val, au niveau de sa confluence avec le Palluel. Avant la fauche manuelle.

Après la fauche...

DSCN4113La digue de l’Isère, côté val, au niveau de sa confluence avec le Palluel (Voreppe). Après la fauche manuelle.

[1] La Sarl Cartier-Millon Jean-Marc pour les deux rives de l’Isère situées entre Pontcharra et Grenoble, Ageron Bièvre Entretien pour Isère aval rive droite, ISS France Espaces verts pour les secteurs Isère aval rive gauche, Drac et Romanche.

[2] Mi-juin pour les zones urbaines. A partir de mi-juillet en zone agricole, soit après les périodes de nidification.

[3] Rémanents : restes de branches laissés sur le sol après une coupe.

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