Partenariat sur Isère amont


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> Créé le 29 mars 2013 | Modifié le 10 juin 2015
La courbe de l'Isère à La Taillat.En juillet 2011, une convention a été signée avec le Symbhi afin de mener une EDD commune, à l’état aménagé, pour l’ensemble du périmètre de la tranche 1 de travaux. Une autre le sera en 2013 pour réaliser celle des futures tranches 2 et 3.

L’EDD relative à la TR1 [1] a été finalisée en décembre dernier. Elle concerne 46 km de digues et de merlons de classes A, B et C, ainsi que quelques merlons classés en D. Elle prend en compte les digues neuves, les parties confortées et non confortées, les ouvrages englobés dans les digues (vannes d’alimentation, dispositif de drainage) ainsi que les merlons de cantonnement et les ouvrages hydrauliques en lit majeur.

Les objectifs sont conformes à ceux du projet Isère amont : le niveau de protection est la crue bicentennale (Q200) pour les zones à enjeux et la crue trentennale pour les zones agricoles, la crue de sûreté étant la cincentennale (Q500). Les risques de défaillance ont été étudiés pour la Q30, la Q200 (fin de TR1), la Q200 (fin de projet) et la Q500. En fin de tranche 1, les scénarios les plus probables sont : la rupture par surverse de la digue de Murianette, sa rupture par érosion externe et la surverse sans rupture au droit des déversoirs de sécurité. En fin de projet, seul ce dernier scénario est le plus probable mais il est cohérent avec le principe même du projet. Selon les scénarios, on estime à 2 000 le nombre de personnes concernées en aléa fort à Meylan et La Tronche, 23 000 à Grenoble, 100 à Domène et 7 600 à Gières et Saint-Martin d’Hères.

Un projet retouché
Suite aux résultats de l’EDD, des amendements au projet Isère amont ont été acceptés par le Symbhi en septembre 2012. En rive droite, la digue de l’Isère sera légèrement rehaussée sur 1600 m, en aval de la chantourne de Meylan, afin d’éviter tout risque de surverse à l’état aménagé intermédiaire (fin de TR1). En rive gauche, des dispositions constructives seront mises en œuvre pour éviter tout risque de basculement du muret béton de la partie amont du merlon du champ d’inondation contrôlée de Gières-Murianette. Enfin, le système d’alimentation électrique de la station de relevage du canal de Cheminade sera doublé pour pallier à toute défaillance du réseau électrique.

Voisinages sur Isère aval

Suite aux investigations finalisées cet hiver, l’EDD Isère aval est en cours de réalisation. En plus des digues de l’Isère situées entre Saint-Egrève et Saint-Gervais, elle porte également sur celles du Palluel  [2] et du canal Fure-Morge [3]. Au delà des digues, l’EDD prendra aussi en compte les ouvrages existants dont le dysfonctionnement pourrait provoquer une défaillance sur les digues, directement ou par « effet domino ». Sont concernés : les affluents endigués gérés par les AS [4], le seuil de l’Echaillon, le remblai de l’autoroute et ses ouvrages de franchissement, et enfin : les digues situées entre la confluence Drac-Isère et Aquapole. Ces dernières étant dans la concession hydroélectrique, l’EDD conduite par l’AD ne pourra avancer que de façon coordonnée avec celle qui sera prochainement menée par l’unité de production Alpes d’EDF.

2 février 2013

Grenoble / Ile VerteCurage du banc de l’Ile Verte à Grenoble. Travaux Symbhi.

Contenu d’une étude de danger

Etabli pour une durée de 10 ans avant mise à jour (sauf modification substantielle de l’ouvrage hydraulique), le contenu de nos EDD s’organise selon une chronologie bien arrêtée :
- 1. Analyse fonctionnelle de l’ouvrage et de son environnement (objectifs de protection des endiguements, description des ouvrages…)
- 2. Présentation de l’organisation de l’AD Isère Drac Romanche pour assurer ses missions de surveillance, d’entretien et de réparation des ouvrages dont elle assure la gestion.
- 3. Identification et caractérisation des potentiels de danger pouvant affecter les digues (rupture par érosion interne ou externe, par surverse, par érosion d’ensemble…) ainsi que la caractérisation des aléas naturels suceptibles de les affecter (séismes, mouvement de terrain, inondation…)
- 4. Résumé des événements historiques ayant pu affecter l’ouvrage et retour d’expérience accidentologique.
- 5. Evaluation de la probabilité d’occurrence de différents scénarios de défaillance des ouvrages établis.
- 6. Evaluation de la gravité d’une rupture d’ouvrage en termes d’impact sur la population.
- 7. Croisement entre la probabilité d’occurrence des défaillances et de la gravité afin d’obtenir la criticité des scénarios de défaillance potentiels : c’est l’indicateur final du danger.
- 8. Proposition de mesures correctrices pour réduire la criticité et augmenter le niveau de sécurité des ouvrages.

[1] Les 10 communes situées entre Saint-Ismier et Grenoble.

[2] De la plage de dépôt de la Roize jusqu’à son exutoire dans l’Isère.

[3] Du pont de Saint-Quentin jusqu’à son exutoire dans l’Isère.

[4] Canal des Mortes, extrémité aval du canal de Saint-Quentin, ruisseau de la Rivière, Lône de Chapoton...

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