Plus verte la digue ?


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> Créé le 29 mars 2013 | Modifié le 21 novembre 2013
Une digue est un ouvrage de protection hydraulique. Le couvert végétal généreux dont elles bénéficient dans notre région ne doit pas occulter cette vocation initiale.

Depuis 10 ans, l’AD Isère Drac Romanche a mis en place un plan de gestion de la végétation qui lui permet d’exercer de façon bien plus efficace son devoir de surveillance. Ainsi, sur les berges de l’Isère, la végétation moins dense a permis d’optimiser la détection des terriers d’animaux fouisseurs. Début 2013, deux nouveaux réseaux traversants ont été repérés pour la première fois sur la digue rive gauche du Drac. Soit, dans chaque cas, de nouveaux signes de fragilité à prendre en compte, de nouvelles consignes ou mesures d’entretien à mettre en œuvre, au nom de la sécurité de dizaines de milliers de personnes que nos digues ont pour vocation de protéger.

Les digues ne sont pas des espaces naturels mais des ouvrages de génie civil construits sur les berges. Raisonné et raisonnable, notre plan de gestion de la végétation l’est assurément. Nos interventions sont sélectives. En secteur urbain, les coupes jardinatoires permettent de préserver un aspect paysager. En zone périurbaine, elles visent à éradiquer les espèces envahissantes comme les robiniers, les renouées ou le buddleia qui ont proliféré au détriment de bois d’eau comme les aulnes ou les saules. Elles visent aussi à élaguer les arbres hauts car leur basculement représente un risque pour la pérennité des ouvrages ainsi que pour leurs différents usagers. Elles visent enfin à dégager les talus côté rivière, préservant buissons et bosquets pour que les arbres ne soient pas emportés lors des crues.

Toujours à la recherche d’un équilibre entre les impératifs de sécurité publique et l’aspect naturaliste des endiguements qu’elle a en gestion, l’AD n’intervient que sur les talus et les crêtes de digue. Elle n’a aucune responsabilité et n’effectue donc pas d’intervention dans la plaine alluviale ni sur les franc-bords [1] là où la rivière est domaniale. Ce qui ne l’empêche pas de contribuer à des projets de renaturation ou de restauration de zones humides comme sur les berges du Coisetan (Pontcharra) et à la Genaudière (L’Albenc) dans le cadre de mesures compensatoires liées à ses chantiers.

Planification et sobriété

Le plan de gestion de la végétation arrive à son terme fin 2014. Il a permis de rattraper des décennies durant lesquelles aucune démarche structurée de contrôle de la végétation n’avait été mise en œuvre. Il représente encore un poste important dans le budget de l’AD mais sa part relative dans le programme de travaux est en diminution. En 2008, 58 % de nos investissements y étaient consacrés alors que, en 2013, le taux ne sera que de 23%. La maîtrise de la végétation arbustive a permis de diminuer l’importance des travaux manuels par rapport aux travaux mécaniques. L’essentiel des investissements étant réalisés, nos futures interventions consisteront surtout à préserver les acquis du plan de gestion et à entretenir les nouveaux endiguements mis en œuvre par le Symbhi, ce qui sera moins coûteux pour la collectivité.

Isère aval

Talus dégagé sur la digue de Moirans.

Biodiversité

3 mars 2013. Les agents de l’AD aménagent un chenal destiné à alimenter en eau les mares de la Genaudière.

Isère amont

Digue revégétalisée après travaux dans la Boucle de Grangeage

[1] Espace naturel entre la berge et la digue.

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