Quatre chantiers favorisant la continuité écologique


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> Créé le 11 juin 2015 | Modifié le 27 novembre 2015
Exemples de travaux - passés ou à venir - réalisés par l’AD Isère Drac Romanche en vue de favoriser la biodiversité le long ou dans certains cours d’eau.


- A lire sur notre site : De la continuité écologique des cours d’eau

1. Le Coisetan

Affluent du Bréda, le Coisetan draine d’anciennes zones humides qui existaient à la limite de la Savoie. De 2008 à 2013, nos agents sont intervenus sur les berges du ruisseau, entre la voie SNCF et la limite du département, là où un tracé rectiligne se traduisait par des écoulements lents et des habitats peu diversifiés. Afin de reconstituer un corridor biologique, la berge rive droite a été décaissée et rendue submersible, puis des plantes hydrophytes et hydrophiles ainsi que des boutures d’arbustes ont été repiquées, sans apport d’engrais. En mars 2012, en rive gauche du ruisseau du Coisetan, 1 000 plants de saule et 150 plants d’arbres adaptés au milieu alluvial ont été plantés. A noter : L’AD a abandonné l’entretien mécanique des berges au profit d’interventions sélectives destinées à favoriser le développement de végétaux adaptés au milieu.

2. La Cluse de Voreppe

Un corridor biologique majeur traverse les massifs du Vercors et de la Chartreuse. Entre ces deux espaces montagneux, il n’est pas rare de voir cerfs, chamois ou bouquetins transiter via la cluse de Voreppe, avec des tentatives répétées de franchissement malgré les sérieux obstacles que constituent trois routes départementales, une zone d’activités, deux autoroutes, une voie ferrée et l’Isère endiguée... Plusieurs aménagements ont été effectués par d’autres maitres d’ouvrage dans le cadre du programme « Couloirs de vie ». Pour sa part, en tant que gestionnaire des digues, l’AD a aménagé sur les berges de l’Isère deux rampes à pente douce et dégagées de toute végétation arbustive ou arborescente. Juste à proximité de la passerelle de Mayoussard qui permet à la grande faune de franchir l’A49, la traversée de la rivière est ainsi plus facile.

3. Le Canal de Fure-Morge

Construit au 19e siècle, ce cours d’eau collecte les eaux de la Fure, de la Morge et de nombreux fossés et ruisseaux de la plaine de Voreppe-Moirans. Longeant la digue de l’Isère, il a été prolongé en 1953 jusqu’au niveau de la commune de Poliénas où il rejoint l’Isère via un passage busé aménagé sous la piste cyclable située en crête de digue. La température de ses eaux permet la présence d’une faune piscicole variée mais la remontée des poissons vers les zones indispensables à leur reproduction, leur croissance ou leur abri, est limitée du fait de la présence d’un radier en béton au niveau de la confluence du canal avec l’Isère. Dans le programme de mesures du SDAGE 2015-2021, une passe à poissons va être aménagée par l’AD afin de faciliter leur remontée en toute saison et de constituer une source de géniteurs pour le bassin de la Fure et celui de la Morge.

4. La Genaudière

Au titre des mesures compensatoires au confortement de la digue du Replat à Saint-Quentin-sur-Isère, l’AD a restauré - entre 2011 et 2014 - plusieurs habitats naturels caractéristiques de la zone humide de La Genaudière située à l’Albenc. La plupart des arbres et arbustes ainsi que les espèces invasives qui avaient colonisé l’ensemble du site (marais, prairie humide, berges de la Lèze) y ont été supprimées. Cinq mares forestières ont été restaurées et deux mares créées dans la prairie humide. En 2015, notre ultime intervention concernera le ruisseau de la Lèze : elle visera à améliorer la diversité et l’attractivité du lit actuellement chenalisé en créant des méandres et en aménageant les berges avec des ouvrages végétaux (fascines d’hélophytes).

1. Le Coisetan

2. La Cluse de Voreppe

3. Le Canal de Fure-Morge

4. La Genaudière

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