Retour en rive gauche du Drac


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> Créé le 29 mars 2013 | Modifié le 10 juin 2015
La digue du Drac au niveau de Seyssinet-ParisetSuite à l’étude de danger réalisée en 2012 et transmise depuis au service de contrôle des ouvrages hydrauliques, des études complémentaires seront menées en 2013 pour cette digue de classe A longue de 5,5 km.

Dans le cadre de l’EDD, l’analyse des dangers potentiels a montré que seul le tronçon situé en aval du pont du Vercors est soumis à de fortes charges hydrauliques (entre 1,5 et 4,8 m en Q500). Dans ce même secteur, la revanche s’avère être inférieure à 0,5 m pour la Q200. Pour ce qui est des vitesses moyennes de l’eau le long des talus, elles sont élevées, avec des variations peu significatives entre les crues Q200 et Q500 (entre 3 et 3,5 m3/s). Au niveau des perturbations hydrauliques, deux facteurs apparaissent comme aggravants : la végétation dans le lit du Drac et la discontinuité de géométrie des ponts et du seuil ILL.

Quatre hypothèses ont été simulées en vue d’évaluer la gravité : une rupture par érosion externe à l’aval du pont du Rondeau, une rupture par érosion interne en amont du pont du Vercors, une rupture par surverse et une surverse sans rupture en amont du seuil ILL. Le nombre de personnes potentiellement impactées serait de 6 573 pour la brèche amont, 19 053 personnes pour la brèche médiane, 5 750 pour la brèche aval et 216 pour la surverse sans rupture. Au croisement de toutes les données recueillies, les résultats obtenus en termes de criticité ont fait apparaitre que la situation actuelle n’est pas acceptable pour le scénario de rupture par érosion externe à l’amont du pont de Catane et pour le scénario de rupture par surverse en amont du seuil ILL.

Le niveau de criticité actuel pourrait être réduit grâce à 2 mesures. L’entretien de la végétation du lit mineur permettrait de diminuer les vitesses d’écoulement et la hauteur d’eau en optimisant la section hydraulique. Le Drac étant une rivière domaniale, cette compétence relève de l’Etat. La seconde mesure consisterait à installer un sabot parafouille en pied de digue, entre le pont du Rondeau et le pont du Vercors. Ce projet de travaux relevant de la responsabilité du gestionnaire des digues, l’AD Isère Drac Romanche réalisera des sondages au printemps 2013 afin d’établir le linéaire précis de digue où ces sabots sont absents et de caractériser alors le pied des carapaces en place. Là où il s’avèrera qu’elles sont présentes, il s’agira alors d’évaluer leur résistance. En parallèle et avant la fin de l’année, d’autres sondages seront réalisés dans le corps de digue en amont du pont du Vercors car l’EDD a également montré des lacunes dans la connaissance de la structure interne de l’ouvrage hydraulique à cet endroit.

Contenu d’une étude de danger

Etabli pour une durée de 10 ans avant mise à jour (sauf modification substantielle de l’ouvrage hydraulique), le contenu de nos EDD s’organise selon une chronologie bien arrêtée :
- 1. Analyse fonctionnelle de l’ouvrage et de son environnement (objectifs de protection des endiguements, description des ouvrages…)
- 2. Présentation de l’organisation de l’AD Isère Drac Romanche pour assurer ses missions de surveillance, d’entretien et de réparation des ouvrages dont elle assure la gestion.
- 3. Identification et caractérisation des potentiels de danger pouvant affecter les digues (rupture par érosion interne ou externe, par surverse, par érosion d’ensemble…) ainsi que la caractérisation des aléas naturels suceptibles de les affecter (séismes, mouvement de terrain, inondation…)
- 4. Résumé des événements historiques ayant pu affecter l’ouvrage et retour d’expérience accidentologique.
- 5. Evaluation de la probabilité d’occurrence de différents scénarios de défaillance des ouvrages établis.
- 6. Evaluation de la gravité d’une rupture d’ouvrage en termes d’impact sur la population.
- 7. Croisement entre la probabilité d’occurrence des défaillances et de la gravité afin d’obtenir la criticité des scénarios de défaillance potentiels : c’est l’indicateur final du danger.
- 8. Proposition de mesures correctrices pour réduire la criticité et augmenter le niveau de sécurité des ouvrages.

Plan du secteur Drac rive gauche

Carte_Drac-nordLa surface de la zone protégée est estimée à 773 ha. Elle comprend 37 270 personnes en population résidente et saisonnière, 469 établissements recevant du publics et 8 établissements classés ICPE (Installation classée pour la protection de l’environnement). Ouvrir la carte en grand format !

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