Sécuriser les digues de l’Eau d’Olle


Accueil > Etudes et travaux > Les chantiers de l’Eau d’Olle > Sécuriser les digues de l’Eau d’Olle
> Créé le 29 novembre 2015 | Modifié le 18 avril 2016
L'Eau d'Olle au niveau du chemin de la Pièce des Roux (Oz-en-Oisans).En cas de crue, de nombreux points de fragilité ont été identifiés sur les digues. Afin d’améliorer leurs niveaux de protection et de sureté, l’AD doit réaliser des travaux de confortement.

Sur le territoire des communes d’Allemont, d’Oz -en-Oisans et de Bourg-d’Oisans, le projet d’aménagement porté par l’AD Isère Drac Romanche concerne les endiguements situés entre le barrage du Verney et la confluence avec la Romanche.

Des risques évalués

Le diagnostic de sûreté initial réalisé en 2010 a mis en évidence la capacité hydraulique hétérogène des endiguements et révélé que ces derniers n’assurent pas un niveau de sécurité suffisant vis à vis des riverains. En effet, un risque de rupture [1] existe dès la crue trentennale. En l’état actuel, les premiers débordements surviennent même avant ce niveau sur des secteurs non endigués : en rive droite, en amont du pont de la RD 526, au niveau des hameaux du Plan et de La Pernière Haute.

Au delà de la crue trentennale, l’inondation se généralise en rive droite par refoulement vers la Fonderie et par contournement vers La Pernière Basse et Le Farnier alors que, en rive gauche, elle se propage vers le hameau de Pissevache par surverse sur la RD 526. En crue centennale, les secteurs de surverse par débordement se généralisent : en rive gauche, le hameau du Pré de l’Arche est particulièrement exposé tandis que, en rive droite, le hameau de La Pernière Basse risque de subir une rupture de l’ouvrage.

Le projet d’aménagement

Qu’ils vivent plus ou moins près de l’Eau d’Olle, les riverains sont soumis à deux types d’inondation selon l’endroit et le débit de la rivière : une inondation violente - brusque car liée à une brèche - ou une inondation progressive liée au dépassement, ici ou là, du gabarit hydraulique permettant de rester à pied sec. Notre projet de confortement des digues a donc pour objectif :
- d’organiser le dépassement progressif des capacités de l’ouvrage,
- de rendre cohérent le niveau de protection sur l’ensemble du linéaire,
- d’offrir un niveau de sûreté homogène et sans commune mesure avec le niveau actuel.

Compte-tenu du niveau des premiers débordements, il est apparu cohérent de retenir la crue trentennale (110 m3/s) comme étant le « débit de protection ». Ensuite, les cotes moyennes minimales de l’ouvrage ont conduit à définir le niveau centennal (190 m3/s) comme étant celui jusqu’où il fallait garantir l’intégrité de l’ouvrage, sans forcément mettre hors d’eau les personnes vivant à proximité. Enfin, à la cote estimée de l’eau en crue centennale, une marge de sécurité de 40 cm doit être rajoutée à la cote de crête de la digue. Cette « revanche » éloignera le niveau de « danger », c’est-à-dire le niveau de surverse et donc le risque de brèche.

Pour protéger les riverains de l’Eau d’Olle - proches ou éloignés - d’une dangerosité avérée, la feuille de route de notre projet a donc été la suivante :
- conforter les endiguements pour limiter l’érosion externe,
- les épaissir, les étancher ou les réparer pour empêcher toute érosion interne,
- les rehausser ici ou là pour atteindre le niveau de sureté,
- organiser le passage progressif du niveau de protection vers celui de sûreté.


L’Eau d’Olle en amont du pont de la RD526.

Chronologie du projet


- 2005. Première étude hydraulique commandée par l’AD et réalisée par Hydratec.
- 2007. Arrêté préfectoral de remise en gestion des digues de l’Eau d’Olle par le Syndicat Unique de l’Oisans à l’AD.
- 2008/2010. Etude diagnostic des endiguements (hydraulique et géotechnique) et avant-projet conduits par Hydrétudes et Sage Ingénierie.
- 2011. Maîtrise d’œuvre des travaux confiée à Artelia qui conçoit un projet élaboré en concertation avec les communes, la DDT, la Commission Locale de l’Eau et le Sierg.
- 2012. Finalisation du projet d’aménagement des digues de l’Eau d’Olle.
- 2013/2014. Réalisation et validation de l’étude de danger (EDD), étude réglementaire destinée à vérifier l’absence de dangerosité du projet vis-à-vis des zones habitées.
- 2014 : Consultation des services instructeurs et mise au point du document d’incidence.
- 2015. Janvier : avis favorable de la Commission Locale de l’Eau. Automne : enquêtes publiques.

[1] La rupture est un phénomène soudain et dangereux car la vitesse d’écoulement et les hauteurs d’eaux sont importantes au droit de la brèche.

Espace privé | Plan du site | Contact | Mentions légales | Spip | Lettre d’information | Haut de page