Typologie de nos travaux sur la végétation


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> Créé le 31 octobre 2013 | Modifié le 24 novembre 2013
Nos interventions sur la végétation sont variables selon les sites et l’ampleur du couvert végétal ou des désordres constatés dans le corps de digue. Voici la liste détaillée de ceux couramment réalisés par l’AD Isère Drac Romanche.

L’entretien mécanique de la végétation

Les travaux d’entretien mécanique de la végétation consistent en du fauchage, du débroussaillage, de l’élagage. Ces travaux sont réalisés à deux périodes : en été du 15 juin au 15 août et en automne/hiver du 15 octobre au 15 décembre.

Le fauchage mécanique est une fauche par broyage mécanique, à 5 centimètres de hauteur maximum de tout type de végétation herbacée ou des rejets ligneux de l’année rencontrés sur les berges, digues et talus des cours d’eau. Le débroussaillage mécanique est un broyage mécanique des ronces, lianes, arbustes (buddleia), baliveaux et des jeunes arbres de diamètre inférieur à 15 cm. Il est réalisé au ras du sol de manière que ne subsiste aucune saillie.

L’élagage mécanique est réalisé lors de la campagne d’hiver. Il concerne la taille de branches basses ou la suppression d’une partie du houppier afin de limiter le volume et de refaçonner certains sujets (traitement jusqu’à 6 m de hauteur depuis la crête de digue).

Les travaux forestiers

Les travaux forestiers consistent à réaliser des élagages, des démontages d’arbres, de l’abattage d’arbres et de la destruction mécanique de souches. Ils incluent aussi les interventions d’urgence de dégagement des embâcles et dégagement d’arbres basculés.

L’entretien manuel de la végétation

Ces travaux sont réalisés en régie par l’AD qui dispose d’une équipe d’entretien permanente de 4 personnes. Pour réaliser ces travaux, les agents sont équipés de débroussailleuses à dos et de tronçonneuses.

L’équipe réalise, sur la base d’un planning mensuel, l’entretien régulier de la végétation après le passage des entreprises dans le cadre du plan de gestion. Les interventions portent sur la végétation buissonnante et herbacée. L’équipe effectue également les interventions d’urgence pour des arbres tombés sur les chemins d’exploitation qui ne nécessitent pas l’intervention d’engins forestiers.

Afin d’assurer la sécurité de nos équipes, des formations spécifiques leur sont dispensées (exercice annuel d’utilisation des équipements de sécurité, formation SST) et des visites trimestrielles par un coordonateur sécurité sont effectuées de façon inopinée.

Du matériel adapté est fourni : équipement de protection individuel (gants, lunettes de sécurité, casque avec visière et protèges oreilles, vêtements anti-coupure...), stop chute, harnais individuel, corde….

Le premier plan de gestion va s’achever en 2015. Le retour d’expérience nous montre qu’il est difficile de faire des coupes rases car cela est très mal accepté par les usagers et les riverains. La gestion a donc souvent été faite en coupe sélective.

L’entretien et la visibilité ont été grandement améliorés. Les coûts d’entretien diminuent après la période de 10 ans nécessaire à la mise en oeuvre du plan de gestion sur tout le linéaire. Par contre, la lumière a favorisé l’apparition de plantes invasives, qu’il faut combattre par des fauches fréquentes. De plus, la coupe répétée des cépées conduira à terme à la mort de l’arbre, ce qui posera à nouveau le problème du pourrissement des racines. Il faudra alors se poser la question de refaire la digue, de mettre une étanchéité dans le corps de digue, ou d’épaissir le remblai côté terre.

La lutte contre les invasives

Sur les digues de l’Isère, du Drac et de la Romanche, la renouée du Japon est l’espèce la plus visible et la plus problématique, mais on y rencontre également une dizaine d’autres espèces toutes aussi invasives : buddleia, robinier faux acacia, ailante, érable négundo, ambroisie, solidage géant, aster américain, impatiente de l’Himalaya. La plupart ont un fort impact négatif sur la biodiversité végétale indigène.

Pour lutter contre la renouée du Japon, l’AD Isère Drac Romanche expérimente, sur une période de 5 ans (de 2008 à 2013), différentes techniques de lutte. Ont notamment été testés l’arrachage manuel des rhizomes, la plantation d’espèces compétitrices, le fauchage répété.

L’arrachage des jeunes plantules est efficace mais, pour obtenir de meilleurs résultats, il doit être fait à l’aide d’un outil de jardinage de type piochon. En effet, un simple arrachage laisse les rhizomes intacts et n’altère donc pas le potentiel de reproduction végétative de la plante. C’est l’ensemble du rhizome qui doit être enlevé puis évacué.

Les fauches répétées réduisent significativement le diamètre et la hauteur des renouées. Par contre, leur influence sur la densité n’est pas manifeste. L’idéal parait être six fauches mensuelles par an : la première mi-avril et la dernière mi septembre. L’exportation des produits de fauche ne s’avère pas nécessaire. Au fil des années, si les peuplements fauchés régressent, le nombre de fauches peut être réduit. Pour les massifs de renouées situés au bord de l’eau, il faut éviter toute dissémination des tiges coupées vers l’aval : l’eau favorisant le bouturage des parties aériennes de la plante, les fauches doivent donc être réalisées avec précaution.

Les tentatives de plantations réalisées n’ont pas connu un franc succès : la plupart des arbres et des arbustes sont morts, sans doute à cause des composés allélopathiques produits par les renouées. Seuls quelques individus de saule des vanniers et de saule faux daphné ont survécu.

Travaux forestiers

Abattage d’arbres

Arbres rongés à l’intérieur

Coupe rase en pied de digue

Entretien courant par un agent de l’AD

Mesures dans un massif de renouées

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